Brassière ornementée

brassière

Ah ah, encore un bébé à paraître chez une de mes amies ! La bonne excuse pour reprendre les aiguilles. J’ADORE faire de la layette. C’est si petit, si rapide ! Et puis, je peux laisser libre cours à mes idées…

… enfin, pas tout à fait, car Renata est une future maman très moderne qui se hérisse d’avance devant ce qui accompagne la layette dite classique : petits nœuds, couleurs pastel, broderies bucoliques à la limite du niaiseux… Je suis assez d’accord avec elle, bien que je craque tout de même de temps en temps sur la broderie anglaise et les petits rubans. Mais bon, là, l’essentiel était de lui faire plaisir, donc pas de rose bonbon, de jaune poussin ni de lapinous.

C’est un modèle tiré d’une fiche Atlas (eh oui, j’ai fini par m’abonner, même si je me répète régulièrement que je devrais y mettre fin car sur chaque envoi de fiches, bon nombre ne me plaisent pas du tout… il y a tout de même ici et là quelques modèles adorables, heureusement) et tricoté avec de la laine Phildar. Ce qui m’a fait craquer ? Les manches raglan, car c’est ce que je préfère, et les côtes, qui donnent un aspect douillet.

Ah, je suis fière, c’est une création totalement personnelle ! Je voulais vérifier les dires de Ccil,  au cours du stage que j’ai suivi auprès d’elle, au sujet de la facilité de décorer des ouvrages tricotés avec de la laine feutrée. Je me suis en effet bien amusée à ajouter à ma brassière ces fleurs de laine ! Inextricablement mêlées aux fils du tricot, elles ne bougeront pas au lavage, j’en réponds ! Quelques points de broderie par là-dessus ont donné du fini à l’ensemble. Et, quelle chance, j’ai trouvé chez Absorba un pyjama et deux minuscules bodys assortis pour aller avec ! J’ai hâte de voir cela sur le bébé… mais il va me falloir attendre le mois de novembre… patience !

brassière

Chapeau décoré de laine feutrée

chapeau

En m’inspirant d’un sac décoré par Ccil dans Laine cardées, créations pour toute l’année, j’ai semé quelques fleurs de laine sur ce petit chapeau en lin acheté pour ma pitchoune. Elle a naturellement réclamé des cœurs, que j’ai ajoutés ensuite. Et en avant pour des vacances sans (trop de) soleil…

chapeau

Bienvenue à Phoebe Rose !

layette

Dans la famille de mon amie irlandaise Teresa, il y a désormais une seconde petite fille : Phoebe Rose. J’ai bien sûr pris mes aiguilles pour lui tricoter une tenue qui lui ira cet automne. Petite indication pour expliquer le choix des tons : lorsque j’ai commandé la laine, je ne savais pas si ce serait une fille ou un garçon… mais, connaissant les parents, je savais que le bébé aurait forcément les yeux bleus !!!

Voici donc un pantalon, un pull et un petit blouson à capuche inspirés d’un modèle du très joli livre Tricot pour bébés, pour lesquels j’ai toutefois utilisé des laines Bergère plutôt que Phildar (j’ai l’esprit contradictoire, il faut s’y faire). Pour le fun, j’ai fait moi-même les boutons en pâte fimo, avec une spirale bleue toute simple, clin d’œil à ce beau bébé celte…

layette

Le collier de la potière

collier

Pour remercier Laure d’avoir si magnifiquement aidé à l’émaillage de ce que je considère comme mon chef-d’œuvre en matière de céramique, et parce qu’elle avait admiré mon premier collier au claygun bleu, je lui en ai fait un inspiré de minéralité. Au lieu de réaliser des perles cubiques, ce sont des tronçons asymétriques à section ronde, et les tons choisis sont : or, cuivre, chocolat, stone, noir, et des mélanges…

collier

Le nounours de Ccil

nounours

J’en fais rarement, des stages de ce genre, mais là, pour fêter la fin de l’année scolaire (qui n’est pas hélas le début des vacances pour moi, snif ! ce mois de juillet est si chargé en boulot que je n’ai presque rien pu faire !), j’ai eu très envie de sortir de mon train-train pour apprendre les techniques de base de l’aiguilletage avec autre chose qu’un livre, pour changer. Après un petit tour sur le Net, je me suis fixée sur les stages proposés par la boutique Pain d’épices, car ce magasin est déjà en lui-même une destination de rêve, croyez-moi ! Situé dans un adorable petit passage parisien, non loin d’autres boutiques consacrées aux jouets et aux miniatures (les amateurs de maisons de poupées, qui y vont chercher meubles et accessoires, les connaissent bien !), c’est une mine dans laquelle je m’aventure le moins possible, car ma Carte Bleue ne peut qu’en souffrir…

J’ai eu de la chance, car j’ai pu assister au dernier stage de l’année ; je ne l’ai d’ailleurs su que la veille car, étant la seule inscrite, il ne devait a priori pas avoir lieu, mais heureusement une dame s’est finalement décidée et je n’ai pas eu à me priver de ce plaisir.

Je suis arrivée à la boutique ravie de cet après-midi buissonnier (j’avais bien travaillé le matin pour rattraper !) et l’on m’a envoyée à l’étage où j’ai trouvé Ccil parmi les jouets Moulin Roty. Devant un mur entier couvert de rayonnages où des laines cardées aux couleurs splendides composaient un tableau chatoyant (oups, je deviens lyrique), elle avait installé une table sur laquelle toutes ses créations me faisaient de l’œil. Moi qui, justement, n’avais pas envie de faire une broche en forme de fleur et rêvais de 3D, j’ai immédiatement louché sur ses petits ours en peluche…

Et, quelle chance ! c’est justement ce que Ccil m’a conseillé de faire, arguant avec logique qu’il valait mieux choisir un ouvrage difficile pour tirer tout le bénéfice de ses conseils. La dame qui m’accompagnait, elle, a opté pour une petite fée.

En nous montrant les gestes de base, Ccil nous a expliqué que nous n’aurions certainement pas le temps de finir notre ouvrage le jour même, mais que nous l’entamerions simplement et que nous le terminerions chez nous. Le kit étant compris dans le prix du stage, nous allions remporter le matériel, la laine et les explications.

Eh bien, figurez-vous que lorsqu’on regarde Ccil travailler, tout devient simple ! Et que lorsqu’on voit ses multiples créations, tout devient possible ! J’ai découvert que j’allais pouvoir personnaliser à l’envi mes futurs ouvrages de tricot…

Une fois le stage terminé, j’ai pris mes affaires, acheté quelques livres que je vous présenterai en Bibliothèque dans les jours à venir, et je suis sagement rentrée à la maison sans faire aucun shopping, à part deux petits sachets d’aiguilles de rechange. Hé-ro-ï-que ! Et, après avoir dû patienter quelques jours pour cause de pas le temps, j’ai terminé ce nounours rose ! J’en suis vraiment très fière (une fois de plus…).

Mon chef-d’œuvre

vase

Et voilà, je l’ai ramené de l’atelier, mon chef-d’œuvre : ce pichet au pied ajouré. “Mais, si tu mets de l’eau dedans, elle va couler”, m’objecte Petite Puce, très logique. Eh bien non : le fond du pichet se situe bien évidemment au-dessus des trous ! J’ai d’abord tourné un pichet tout simple puis, avec l’aide d’Anne, une fois qu’il a été à moitié sec, je l’ai retourné et j’ai à nouveau tiré de la terre sur le fond. Je peux vous dire que ça n’était guère facile, et sans Anne, je n’y serais jamais arrivée ! Après ça, percer les trous a été un jeu d’enfant…

Comme c’était une pièce volumineuse, je ne l’ai pas émaillé par trempage et c’est tant mieux, car je ne suis décidément pas douée à cet exercice. Non, c’est Laure qui a officié avec son pistolet magique. Et, admirez le résultat ! Bon, finalement, ai-je le droit de parler de chef-d’œuvre alors que l’idée n’est même pas de moi – je me suis inspirée d’un vase qui avait été modelé au colombin par une des personnes qui viennent travailler à l’atelier – et que j’ai été aidée par deux professionnelles chevronnées ? M’en fiche, c’est ce que j’ai fait de plus beau jusqu’à présent, et c’est ma signature qui est dessous…

Parlant de deux professionnelles chevronnées, je tiens à vous signaler qu’Anne et Laure, dont je vous ai déjà parlé dans ces pages, ont enfin ouvert leur propre atelier ! Il ne pouvait être qu’à leur image, beau et bien fait. Vous pouvez aller y faire virtuellement un tour ici, avant d’y aller pour de bon ! Pour ma part, j’aurai le plaisir d’y faire la semaine prochaine un premier stage d’été, sur la science des engobes…

vase

Premier “mokume gane”

mokume gane

Bon, ça, c’était mon rêve. Commencer par une technique difficile, ce n’était pas très malin, me direz-vous… eh oui, c’était un peu comme de commencer par le dessert – que celle qui n’a jamais piqué de fraises dans le plat avant de se mettre à table me lance le premier emporte-pièce à Fimo ! Bon, tant pis, je l’ai fait quand même (avec le superbe pas à pas publié sur le site Créaplastic, merci beaucoup à Alicia). Et si ce n’est pas du tout aussi réussi que je pouvais l’espérer, c’est quand même pas mal et j’ai identifié mes erreurs. J’attends beaucoup du prochain !

En plus de mon manche pour aiguille présenté l’autre jour, j’ai fait une barrette en appliquant les copeaux sur une base bleue, comme c’était indiqué dans l’exemple du tuto. Bon, ce n’est pas aussi joli que la perle présentée sur la photo du tuto (et croyez-moi, je n’aurai de cesse d’être enfin arrivée à ce résultat !), mais ce n’est quand même pas mal.

J’avais acheté ces petites cuillères au manche très fin dans le but de les décorer avec de la Fimo, c’était l’occasion de tester le mokume gane. Comme je n’avais pas aimé le résultat sur la base bleue, j’ai entouré le manche des cuillères d’une feuille de Fimo blanche avant d’appliquer les copeaux. Ensuite, une touche de poudre d’or au bout du manche de la cuillère. Après cuisson, polissage léger et deux couches de vernis laque. J’aime beaucoup le résultat !

J’avais acheté des photophores pour les peindre, et puis j’ai changé d’avis en voyant sur le Net des photophores décorés avec de la Fimo translucide. Comme le mokume gane était réalisé avec de la pâte translucide, j’ai eu envie d’essayer. En finition, un colombin de pâte au claygun sur le bord, saupoudré de poudre dorée. Mais contrairement aux cuillères, après cuisson et polissage, je n’ai pas vernis. La texture mate me plaisait.

Avec ce qu’il restait du mokume gane, j’ai recouvert une série de perles. De toutes les choses que j’ai décorées avec ce mélange, j’avoue que ce sont mes préférées. J’ai fait un montage tout simple pour les monter en collier, mais j’avoue que je ne suis pas enthousiaste : elles ne sont pas vraiment mises en valeur… J’ai encore à apprendre…

Premier collier au claygun

collier

Pour mon premier collier en Fimo, j’ai piqué une idée sur le site de LalA Bidouille qui a beaucoup exploré les perles au claygun et qui en donne même un excellent tuto dans son post du 3 mai. Merci, LalA ! j’ai découvert son site par le biais de Domi Créative, qui s’est inspirée, dit-elle, de la technique de LalA et en a aussi tiré de beaux résultats dans son post du 24 mai.

Moi, j’ai sagement fait un camaïeu de bleus, argent, blanc et noir (“Forcément”, aurait pu dire mon petit mari si je lui en avais laissé le temps : quand j’ai le choix, je commence toujours par du bleu, quoi que je fasse !). J’ai fait beaucoup de perles (deux clayguns pleins) et j’ai réalisé un long sautoir en intercalant une perle de rocaille métallique argentée entre deux perles de Fimo. Comme ça je peux faire plusieurs tours autour du cou ou le porter en sautoir, avec un gros nœud (ce que je préfère en ce moment). J’ai déjà eu plein de compliments, je suis très fière de ce premier travail !

Tunique tricotée et brodée

tunique

Je porte depuis des années une tunique sans manches en coton que ma mère m’a tricotée sur un modèle de La Droguerie. J’y suis tellement bien que j’ai longtemps eu envie de la “recopier”… c’est chose faite.

En ces temps de minitops près du corps montrant le nombril, je l’apprécie particulièrement, cette tunique ample et confortable, dans laquelle je n’ai jamais eu trop chaud ni jamais craint les regards indiscrets sur mes petits bourrelets (hum). Il était bien naturel d’en vouloir une autre. Oui mais, je n’ai plus le patron ! Qu’à cela ne tienne ; j’ai étalé la tunique sur mon lit et j’en ai pris le dessin et les mesures.

Je commence à loucher vers les fils Katia, bien qu’elle soit assez mal distribuée en France : si l’on compare à Bergère de France et Phildar, qui ont des sites où l’on peut commander à peu près toutes les références, Katia se laisse mollement distribuer dans les merceries ou sur certains sites qui ne proposent que quelques-uns de ses nombreux types de fibre. Quel dommage !

Mais j’ai tout de même eu le temps de me laisser séduire par la Katia Bamboo que distribue ma mercière, et j’en ai pris une dizaine de pelotes pour réaliser cette tunique.

J’avais prévu d’agrémenter cette tunique d’une petite broderie sur le côté, mais tout le temps que j’ai tricoté les deux morceaux, l’inspiration n’a pas été au rendez-vous. Puis j’ai eu l’occasion de me faire deux pantalons confortables pour l’été en jersey à côtes gris, et j’ai eu envie d’une broderie grise contrastante pour aller avec. Le moment venu de sortir l’aiguille, j’ai finalisé le projet en m’inspirant d’un motif floral tiré de Chinese Patterns, un de mes nombreux opus de la collection Agile Rabbit de Pepin Press.

Si ce modèle vous tente, n’hésitez pas à télécharger la fiche permettant de le réaliser sur la page de fiches à télécharger

broderie

Dessous de plat en porcelaine

africain

C’était l’avant-dernier objet de porcelaine qui me restait à peindre : un dessous de plat. En l’honneur de la nouvelle table à manger que nous venons (enfin) de nous offrir et qui devrait arriver chez nous d’ici quelques jours, la belle table en teck dont je rêvais, j’ai décidé d’inaugurer une série africaine.

Cette fois l’inspiration n’a pas été difficile à trouver : dans mon cahier de motifs africains, il n’y en avait qu’un qui soit suffisamment carré pour convenir au support. Justement, il me plaisait beaucoup, ça tombait bien !

Bon, j’ai mis beaucoup de temps à reproduire le dessin, car la technique de décalcomanie que j’utilise sur le bois (expliquée en détail pour ma seconde table marocaine [http://blog.ruedelalaine.com/2007/06/encore-une-petite-table-marocaine/]…) ne marche pas vraiment sur la porcelaine. J’attends vos suggestions si vous avez trouvé le truc ! En attendant, je procède à l’ancienne… C’est-à-dire que j’essaie tout simplement de recopier le dessin à main levée, au crayon, effaçant avec un coton imbibé d’alcool lorsque ce n’est pas assez ressemblant.

Après quoi j’ai procédé comme d’habitude : dessin avec un cerne couleur étain, surface remplies de couleurs vives – le choix est large parmi les teintes de Pébéo Porcelaine 150, je crois que je n’ai fait qu’un seul mélange, une teinte de marron.

Une fois tout cela sec, j’ai rempli le fond avec la nuance “Ivoire” (n43) : elle apporte un côté crémeux qui se mariera mieux avec le teck de ma table que la nuance bleutée de la porcelaine au naturel.

Les couleurs comme le cerne ont, cette fois, bien supporté la cuisson, et le dessous de plat a ensuite bien supporté aussi le contact des casseroles chaudes : hourrah !

Oui, je sais, ce n’est pas très glamour d’apporter les casseroles sur la table. Mais chez moi, le choix, c’est “chaud dans le pot ou froid dans le plat”, et il est vite fait… 😉