Sakkipikk

sac en ficelle

Ben oui, vous ne parlez pas SMS ? Il pique, ce sac… Normal, vu que je l’ai crocheté dans une immonde ficelle de sisal qui-pique-et-qui-pue (passez-moi l’expression, mais je me demande comment une ficelle en sisal – fibre naturelle – peut dégager une telle odeur de pétrole, plastique brûlé ou que sais-je…). Qu’est-ce qui m’a pris de faire ça ?

Ben, facile, c’est la faute à Tine. C’est elle qui m’a donné envie de crocheter des petits sacs en ficelle, déjà en montrant celui qu’elle avait fait au pub spinning de Tricotin… puis en m’indiquant la source de son inspiration : Handmade Bag and Zakka of Naturel Cord

J’avais tout ce qu’il fallait pour me lancer, sauf la bonne ficelle ! Bouhouhou !!! Ne lisant pas le japonais, je me suis fait traduire une page du livre par la gentille Nathalie, qui n’a pu m’indiquer que la matière : du chanvre… en 2 mm pour la plupart des modèles du livre… mais où la trouver, alors là, mystère !

Bon, alors déjà, au magasin de bricolage assez mal pourvu de pas-trop-loin-de-chez-moi, c’est de la ficelle de sisal immonde. J’en ai pris une pelote pour essayer. Il y avait aussi de la ficelle de lin, mais beaucoup trop fine (j’en ai aussi pris une pelote pour essayer). À part ça, des ficelles appartenant à la famille du polyester auxquelles je n’ai pas jeté le moindre regard, j’espère que vous êtes fiers de moi.

Pour le reste, bernique. J’ai surfé quelques heures sur Internet, niet concernant la ficelle de chanvre de 2 mm de diamètre… à part sur des sites américains dont la plupart refusent de livrer en Europe. Ils doivent croire que nos postiers ont tous de longs doigts crochus, des dents pointues dégoulinantes de sang, et les yeux rouges pour faire bonne mesure (pourtant, Monsieur mon postier est un amour). Ou alors, ils craignent qu’on décide de la fumer, leur ficelle. Chépa.

Bon, quand même, j’avais enfin le livre conseillé par Tine entre les mains, je n’allais pas rester comme ça à rien faire ! J’ai donc déballé la ficelle de sisal… en essayant de ne pas m’évanouir à l’odeur (mais dans quel immonde produit chimique la font-il tremper pour qu’elle pue autant ???)… et je me suis lancée.

Aïe ! Aïe ! Aïe ! Aïe ! J’ai souffert comme une damnée portant le cilice (je suis sûre que c’était fait en sisal, ces petites choses-là). Bon, d’accord, c’est une ficelle d’emballage pas prévue pour être crochetée… mais quand même… les emballeurs, ils portent tous des gants ?? Je n’en portais pas, moi, pour crocheter, et autant je n’ai pas eu trop de mal à comprendre le diagramme (en japonais, ladies and gentlemen !), autant j’ai dû faire de fréquentes pauses et panser mes blessures. Mais bon, il est fini, ce petit sac qui-pique-et-qui-pue. Je ne vois pas trop ce que je pourrais en faire, à part y ranger d’immondes pelotes de ficelle…

Mais, help ! Je dirai même plus : hemp !

Qui saura m’indiquer le magasin, le site qui, en France, vend de la bonne ficelle (de chanvre de préférence) de 2 mm de diamètre ? Vous l’avez compris, ceci est un appel à l’aide tout ce qu’il y a de plus officiel.

Mon premier châle en dentelle

dentelle

C’est avec le fil offert par Zouzou lors de l’échange d’écheveaux auquel j’ai participé au printemps que je me suis enfin lancée dans la dentelle, contaminée par la terrible Zouzou et envieuse des superbes merveilles (je suis régulièrement à cours de qualificatifs quand j’admire ses œuvres) de Midian. C’est cette dernière qui a proposé le modèle Gail sur le Forum du filage, en le conseillant aux débutantes, d’autant qu’il était traduit en français. Il m’a fallu quelques heures de patience, beaucoup d’anneaux marqueurs et il est là ! Hum, il y a quelques petites fautes que je n’ai pas toutes corrigées mais il me plaît déjà beaucoup. Et je me suis vraiment régalée à le faire !!! D’autant que le fil de Zouzou était un vrai plaisir à tricoter… et c’est un plaisir à porter, doux et léger… Ça y est, j’ai pris le virus !!!

Pour info, le dernier rang comprenait 382 mailles, et une fois les mailles rabattues, il ne me restait que 2 grammes de fil ! Ci-dessous, les photos du “blocage”… selon la méthode de Midian.

Également merci à Zouzou d’avoir pris les photos où je porte le châle !

Ma première dentelle aux aiguilles

dentelle

Maintenant qu’elle est offerte, je peux enfin vous la montrer… Je ne voulais pas que cette coquine de Babette la voie avant d’ouvrir son paquet… C’est un modèle tiré de Victorian Lace Today, précisément celui recommandé aux débutantes qui abordent la dentelle aux aiguilles. Je n’irai pas dire que je n’ai pas eu besoin de défaire et refaire un bon nombre de fois certaines portions avant de bien comprendre, mais, curieusement, le fait que le livre soit en anglais n’a pas été un obstacle, tant les explications techniques données en fin d’ouvrage et les petits croquis étaient clairs. Très important : une fois le modèle lavé, il faut le “bloquer”, c’est-à-dire le fixer sur une surface molle (l’idéal étant un lit) en l’étirant avec des épingles, pour bien lui donner sa forme, et le laisser sécher ainsi. Hélas, ce traitement est à renouveler à chaque lavage si l’on veut conserver ses qualités aériennes à la dentelle !

Chemise de nuit à la marocaine

chemise de nuit

Ma pupuce était si enchantée de sa sortie de bain moelleuse tout droit sortie des Intemporels pour enfants, avec sa grande capuche façon burnous, qu’elle ne voulait plus l’ôter, la première fois qu’elle l’a portée. Elle m’a tout aussitôt réclamé “la même, mais en tissu de pyjama”… C’est un drap en pilou fuchsia qui s’est sacrifié pour la satisfaire !

Comme pour la sortie de bain, j’ai taillé le modèle une vingtaine de centimètres plus long, comme un vrai burnous. Le pompon est toujours en fil de récup’, cette fois du coton mercerisé noir brillant. Les bordures (j’ai placé les pièces le plus possible sur l’ourlet du drap pour ne pas avoir à faire d’ourlet… mais quelle paresseuse ! 😉 sont ornées de broderies inspirées de motifs marocains. J’aimerais beaucoup apprendre la broderie marocaine, qui est réversible et d’une géométrie très délicate, mais il n’y a hélas pas, à ma connaissance, de livres explicatifs dans ce domaine ! Que ne l’ai-je étudiée quand je vivais au Maroc ! Je le regrette vraiment…

broderie

Ratage 2

teinture

J’avais envie de tester des mélanges bicolores ou tricolores aux peintures sur soie, avec des dominantes de marron, violet, bleu… Mais j’ai “oublié” que les Dupont étaient des peintures très concentrées et j’en ai mis beaucoup trop ! Le résultat était bien plus foncé que ce que j’attendais… Les couleurs s’étaient fondues les unes dans les autres… Berk, ratage. Mais bon, les fous et folles de fibres le savent sans doute déjà : en filage et encore plus en teinture, le ratage n’existe pas : il faut toujours aller jusqu’au bout du fil pour connaître le résultat… Et ici, le résultat me plaît beaucoup.

Vu l’originalité des couleurs, je n’ai pas finassé avec le filage : restons dans la fantaisie ! J’ai filé les quatre mèches de manière assez irrégulière et je les ai retordues avec elles-mêmes selon le principe du retors andin : on prend le début et la fin du “célibataire” pour commencer le retors et on termine avec le milieu du fil. Sur ce genre de fil épais, assez solide et pas trop tordu, cela se fait de manière très pratique en mettant le fil en pelote creuse à l’aide d’un bobinoir, car les deux extrémités du fil sont accessibles, l’une à l’extérieur et l’autre à l’intérieur de la pelote qui se défait à la fois de l’intérieur et de l’extérieur au cours du retors.

J’aime énormément les fils obtenus. Que vais-je en faire ? Je songe à des petits sacs…

“Bleu Zouzou”

filage

Lors du premier échange d’écheveaux auquel j’ai participé à la fin de l’hiver, j’ai reçu un très beau fil de Zouzou en échange de mon “Solstice d’hiver”… Mais il y avait un très beau cadeau en plus ! Cinq nappes de mélange laine et soie teintes aux couleurs Landscapes puis cardées. Suprême sophistication, elles étaient classées et numérotées de la plus claire à la plus foncée…

Je les ai donc filées dans l’ordre – et avec délices – aussi régulièrement que possible et pas trop gros, puis j’ai retordu le fil avec un fil à broder machine argenté très fin. Le résultat est chatoyant et tout de même doux car pas trop tordu. Je suis fièèèèèèère… J’ai sagement rangé mes pelotes dans une belle boîte en attendant d’avoir le temps de les transformer en châle, car je pense avoir assez de métrage (a priori dans les 800 mètres)…

Merci à Zouzou pour la photo de l’écheveau.

Encore un essai de teintures Landscapes Elements

teinture

Je n’ai pas pu m’en empêcher ! J’ai craqué pour le kit “Mountain”… Voici un premier essai, avec la même technique que la dernière fois, que j’ai présentée sous forme de fiche à télécharger

Simplement, cette fois-ci j’ai essayé la fixation au micro-ondes, en mettant mes petits paquets de laine (soigneusement emballés dans plusieurs épaisseurs de film alimentaire) dans une cocotte à micro-ondes en plastique, avec son couvercle percé (4 euros au bazar du coin). Cuisson 3 minutes à température maximale, refroidissement, encore 3 minutes et refroidissement, avant rinçage précautionneux des mèches.

Les couleurs sont douces, n’est-ce pas ? Je ne sais pas encore ce que je vais en faire…

Tapis tricoté

tapis tricoté

On avait besoin, dans un certain petit coin de la maison, d’un petit tapis moelleux dans des tons de bleus. Voilà qui est fait !

Je n’ai plus à vous présenter mes aiguilles géantes Rachel John, je vous les ai déjà montrées, ainsi que le poncho que j’ai tricoté avec. J’avais décidé de partir cette fois sur un mélange de dix fils dans les tons de la pièce qui allait recevoir le tapis : bleu roi et ciel, blanc, gris… J’avais besoin d’un tapis d’environ 90 cm sur 85 et j’avais grossièrement calculé qu’il me fallait 1 kilo de laine. C’est en effet ce que pèse mon tapis à l’arrivée (qu’est-ce que je suis douée !). Ça faisait quand même beaucoup de laine, donc j’ai quêté autour de moi (un grand merci à ma maman, ravie de se débarrasser de certains gros fils dont elle n’avait finalement que faire), j’ai fouillé mes fonds de tiroirs (mais le poncho avait déjà englouti presque tous mes restes), j’ai fait quelques razzias de lots de pelotes sur eBay et mon cher Homme (très impatient d’avoir son tapis) m’a même emmenée chez Destocklaine [http://www.destocklaine.fr/] ! Bref, j’ai eu de quoi faire mon choix de couleurs et j’ai sélectionné un certain nombre de pelotes dans les tons qui me plaisaient.

Ma petite astuce : tricoter les fils de 10 pelotes en même temps sans les mélanger, c’est très possible ! Voici comment j’ai procédé : tout d’abord, j’ai sorti ma petite mais efficace pelotonneuse et j’ai refait toutes les pelotes que j’avais prévu d’utiliser. Il m’a fallu défaire à cette étape quelques paquets de nœuds, ce que j’étais ravie de ne pas avoir à faire pendant le tricot. Ensuite, j’ai installé les 10 premières pelotes dans un grand sac en papier rigide et j’ai tiré pour chaque pelote le brin du milieu. J’ai assemblé les 10 brins et monté une vingtaine de mailles pour calculer mon échantillon. Cela fait, j’ai défait l’échantillon et monté le nombre de mailles qu’il me fallait pour obtenir 85 cm. Le tricotage a ensuite été très rapide pour atteindre 90 cm : en deux petits après-midi, le tapis était terminé !

Quand on tricote autant de fils ensemble, il est facile de faire des effets de dégradé (ici du bleu au violet) en remplaçant progressivement certaines couleurs par d’autres. C’est le côté artistique et vraiment amusant de ce genre d’ouvrage !!!

Mon tapis est moelleux à souhait, mais terriblement enclin à glisser. Du coup, quand je l’ai mis en place, j’ai utilisé un antidérapant pour tapis (sorte de sous-couche en intissé épais que l’on découpe à la taille du tapis à bloquer). Il est d’autant plus moelleux et nous ne risquons plus de nous casser quelque chose en marchant dessus !

Étole en laine filée main

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Tricotée avec ce qui restait de ma laine “Atoll”, une étole selon un modèle assez simple de La Droguerie… cadeau pour ma belle-maman… En guise d’attache, je n’ai pas fait la broche assortie conseillée dans le livre Drôles et colorés, mes accessoires signés La Droguerie mais une fibule à pompon (fiche explicative gratuite ici).

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Une robe et un pantalon pour Mamzelle

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Moi, j’aime bien quand les bonnes copines font du tri dans leurs placards… et découvrent des encours qu’elles ne finiront pas… C’est le cas de Laureen, qui est tombée sur une robe et un pantalon qu’elle avait coupés pour sa fille… qui avait grandi depuis. Dommage pour toi, Heidi ! C’est ma pupuce qui en hérite ! Laureen a eu la gentillesse de m’envoyer les pièces coupées ; je n’ai eu qu’à les assembler. Bref, tout ce qui m’embête dans la couture – relever le patron, poser le patron sur le tissu, épingler, tailler… – était fait ! Merci Laureen !!! Il ne me restait plus qu’à piquer avec ma nouvelle machine adorée. Je n’ai pas résisté à faire sur la robe rose des piqûres au fil argent, ainsi que quelques lignes de broderie machine. Le tissu bayadère très mode du pantalon se suffisait à lui-même : je n’ai rien rajouté. Mamzelle est ravie de sa robe chic et de son pantalon ample ultraconfortable…

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