Album brodé

album

Cadeau de naissance pour la petite Chiara : un album photo aux pages noires (les photos noir et blanc ressortent mieux et j’ai pensé au stylo blanc pour écrire les légendes) acheté chez Artmo, une véritable mine que je recommande aux amateurs et amatrices de cartonnage et scrapbooking. Je l’ai recouvert d’une épaisse couverture molletonnée pour un aspect plus douillet, avec une fenêtre permettant d’apercevoir une des premières photos du bébé. La couverture est en coton, brodée au hasard, façon crazy, de motifs empruntés à La Broderie point par point : cela m’a donné l’occasion de broder toutes sortes de nouveaux points et je me suis bien amusée. Pour plus de relief, j’ai utilisé du Mouliné DMC 3 brins, et les fleurs ont reçu quelques perles en guise de finition. Pourquoi est-ce que tout est noir ? Eh bien ! parce que la maman de ce bébé n’aime pas le gnan-gnan, le pastel, le rose, les cœurs, les petits nœuds et j’en passe. J’ai donc joué la sobriété… et j’ai cru y perdre mes deux yeux ! Je ne suis pas près de recommencer ! L’album est fermé par un bout de ruban qui s’enroule autour d’un bouton.

Housse brodée pour Cybook

liseuse

Savez-vous ce que c’est qu’un Cybook ?

C’est une tablette électronique qui sert à lire des livres numérisés. Il y a d’indéniables côtés pratiques : celle-ci, un modèle assez récent, fait la taille d’un livre de poche, pour à peu près le tiers de l’épaisseur et du poids, et en y adaptant une carte mémoire, on peut y stocker des centaines d’ouvrages. Peu encombrant dans un sac à main, et on n’est jamais à court de lecture !

Question technique, il est vrai que l’écran “e-paper” (une technologie qui cherche à se rapprocher le plus possible d’une vrai page en papier), très lisible et quasiment exempt de reflets, apporte un grand confort, et le fait de pouvoir changer à volonté la taille des caractères plaît aux gens qui ont des problèmes de vision de près. Moi-même, il m’arrive de la faire varier lorsque j’ai les yeux un peu fatigués (too much broderie noir sur noir… ;-).

Toutefois il y a un gros point noir qui empêche ce type d’appareil de conquérir le public, le cantonnant au rang de “gadget” : les éditeurs, très frileux, ne se décident pas à vendre leurs livres sous ce format, ou alors de manière vraiment anecdotique. Comme c’est dommage ! Mais je suis une incurable optimiste et j’attends qu’ils se lancent… En attendant, on trouve gratuitement ou à peu de frais des livres tombés dans le domaine courant, souvent de grands classiques que je relis avec plaisir (mes préférés sont Flaubert et Maupassant, mais je ne dédaigne pas de refourrer le nez dans Hugo depuis que mes professeurs de français ne m’y obligent plus, et je découvre des auteurs que je ne connaissais jusque-là que de nom, comme About).

Bon, je ne suis pas sûre de vous avoir conqui(se)s, mais ce n’était pas le but : je voulais juste vous montrer la petite housse que j’ai faite pour protéger mon Cybook. Oui, je sais ce que vous allez me dire : une fois glissé dans ce “coussinet”, il est un poil plus encombrant… Certes, mais l’essentiel pour moi est que rien ne vienne abîmer le bel écran « e-paper », et si vous saviez avec quoi cet engin doit cohabiter dans mon sac !!! (Non, vous ne le saurez pas, on ne fouille pas dans le sac à main des dames.)

Donc, pour la énième fois, je vous fais le coup du lainage anthracite, bien doublé et molletonné. Les choses se sont compliquées quand j’ai voulu y faire la broderie au ruban que j’avais piochée dans Cœurs brodés de perles et rubans. Je comptais travailler en turquoise sur gris (turquoise, vous avez dit turquoise ?), en me disant que le turquoise ressortirait bien, mais quelle ne fut pas ma déception quand ma chère petite mercière m’a expliqué qu’elle ne vendait plus de ruban de soie à broder !!! Il faut la comprendre : c’est un sacré boulot de référencer et stocker tous les coloris, et il y a assez peu de demande…

En revanche, là où, pour une fois, elle s’est trompée, c’est lorsqu’elle m’a conseillé de prendre du ruban de satin très fin. Non, je vous le dis, ça ne passe pas avec du ruban de satin, même en utilisant une grosse aiguille ! Je me suis donc retrouvée avec du ruban de satin turquoise à la pelle (mais je ne m’inquiète pas, je trouverai sûrement quoi en faire) et rien pour broder les fleurs sur le cœur. Enfin, si, du ruban de soie, j’en avais un peu, mais de l’orange, du beige, du rose pâle et du noir – bref rien qui aille avec mon gris et mon turquoise (et dans une seule largeur, en plus).

Donc, là où moi, j’ai fait fausse route, c’est que par impatience (Véronique va me gronder…), au lieu d’aller dans le centre de Paris pour trouver les fournitures adéquates, j’ai fini le cœur avec des fleurs au ruban noir ! Inutile de vous dire que ça ne ressort pas trop. De plus (là, Véronique se demande vraiment si ça sert à quelque chose qu’elle mette au point d’aussi jolis modèles pour qu’on les bâcle d’aussi vilaine manière ;-), j’ai laissé de côté les feuilles en relief et les perles, les jugeant trop fragiles pour voisiner dans mon sac avec… vous ne savez quoi (j’ai dit que je ne vous en parlerais pas).

Pourtant, vous seriez étonné(e)s, mais je lui trouve un certain charme ténébreux, à ma housse. Un charme qui va plutôt bien avec l’engin qu’elle renferme.

broderie

Pochettes du soir brodées façon Lesage

broderie lesage

Voilà des cadeaux de Noël qui ont bien plu à deux dames de ma connaissance, en âge de courir les bals et les soirées… Je me suis inspirée d’un dessin tiré du livre de broderie Lesage, décliné ici en vert et or d’une part, rose et argent de l’autre. Le motif est brodé sur de l’organza noir, appliqué ensuite sur du satin noir pour former l’extérieur de la pochette. À l’intérieur, la doublure noire est garnie de molleton ; les initiales de la dame sont brodées au fil d’or sous le rabat, lequel est maintenu en place par une attache fourreur.

Je n’ai pas de métier à plat spécifique pour la broderie de Lunéville, mais je me contente de coincer un tambour rectangulaire au bord d’une table, et le tour est joué !

broderie lesage

Écharpe tissée en laine rouge

écharpe

Toujours attirée par la Katia Azteca, j’ai cette fois tenté un mélange de rouge, bordeaux, brun et noir, que j’ai tissé avec une chaîne de fil à crochet noir très fin, et un peigne à grosses dents (20 fils pour 10 centimètres). Eh bien, l’Azteca se tisse aussi bien qu’elle se tricote, croyez-moi ! Pour peu qu’on ne la tasse pas trop, elle reste souple et douce tout en montant très vite, et les rayures irrégulières réalisées par son métissage de couleurs donnent bien sur cette largeur (30 centimètres). Simple précaution : pour garder la continuité de la palette de couleurs représentées sur le fil, on remplit une navette qu’on vide sur une autre, cela permet de tisser le fil dans l’ordre où il sort de la pelote. Pour cette écharpe de 1,80 mètre de long que j’offrirai bientôt à mon beau-père, il a fallu un peu plus d’une pelote.

tissage

Une idée de cadeau de Noël

support portable

Je suppose que vous êtes toutes comme moi, déjà très occupé(e)s à préparer vos cadeaux de Noël… Avez-vous remarqué qu’il est difficile de trouver quelque chose pour plaire à ces messieurs ? Je viens d’imaginer pour moi – mais cela convient aussi tout à fait à un gentleman – ce “support berlingot à portable”… qui me permet de voir d’un coup d’œil ce qu’il se passe sur l’écran, c’est-à-dire l’heure (oui, je me sers de mon portable comme d’une horloge) et le nom des personnes qui m’appellent. Certes, ce genre de gadget existe déjà dans le commerce, mais je trouve que le mien a une forme originale, permet d’utiliser les chutes de tissu, et surtout il est vraiment facile à faire. Du coup, je range un peu toujours mon portable au même endroit et je ne passe plus mon temps à le chercher. Avouez que cela pourrait tenter quelqu’un de votre connaissance ? De plus, il ne faut qu’une petite heure de travail pour le faire et ce bricolage ne nécessite que très peu de fournitures… Là, je vous sens intéressé(e)s…  Bien sûr, les plus créatifs et les plus créatives ne se priveront pas de le personnaliser : broderie, ajout de boutons, perles ou dentelle, voire patchwork, tout est possible !

J’ai fait un petit pas à pas que vous pouvez télécharger dans la page des fiches gratuites et patrons.

Dessous de verre brodés

broderie marocaineÀ présent qu’elle les a et que je ne risque plus de lui gâcher la surprise – car c’est une de mes fidèles lectrices – je peux vous les montrer ! C’était une commande de mon amie Laurence, et je l’ai finie juste à temps pour son anniversaire… Sachant Laurence très attachée à sa culture, je me suis inspirée pour les réaliser de fragments de l’ouvrage Broderies marocaines qui, comme son nom ne l’indique pas, présente non pas des broderies traditionnelles marocaines, mais des ouvrages au point de croix inspirés de motifs arabes.

Brassière façon jacquard

layette

Encore un peu de tricot pour “Numéro Un”, le bébé de Renata, qui n’a pas encore de prénom (à ma connaissance) ! J’ai pris un petit modèle de brassière tout simple et je me suis inspirée de jacquards que j’avais eu l’occasion de faire par le passé (par exemple le gilet Gil et Puce offert à ma belle-sœur pour son petit garçon) pour des rayures façon Clayeux, dans des tons chocolat, rouge et orangé. Quelle chance, j’ai trouvé un pyjama orange assorti pour aller avec ! Ce qui n’est pas facile, car en taille naissance, sorti du rose, du bleu ciel et du blanc, c’est morne plaine… Mesdames et messieurs les stylistes en layette, par pitié, lâchez un peu la bride à votre imaginative ! Les nouveau-nés ne sont pas des légumes, ils ont droit à la couleur ! Et leurs mamans aussi…

layette

Chapeau décoré de laine feutrée

chapeau

En m’inspirant d’un sac décoré par Ccil dans Laine cardées, créations pour toute l’année, j’ai semé quelques fleurs de laine sur ce petit chapeau en lin acheté pour ma pitchoune. Elle a naturellement réclamé des cœurs, que j’ai ajoutés ensuite. Et en avant pour des vacances sans (trop de) soleil…

chapeau

Mon chef-d’œuvre

vase

Et voilà, je l’ai ramené de l’atelier, mon chef-d’œuvre : ce pichet au pied ajouré. “Mais, si tu mets de l’eau dedans, elle va couler”, m’objecte Petite Puce, très logique. Eh bien non : le fond du pichet se situe bien évidemment au-dessus des trous ! J’ai d’abord tourné un pichet tout simple puis, avec l’aide d’Anne, une fois qu’il a été à moitié sec, je l’ai retourné et j’ai à nouveau tiré de la terre sur le fond. Je peux vous dire que ça n’était guère facile, et sans Anne, je n’y serais jamais arrivée ! Après ça, percer les trous a été un jeu d’enfant…

Comme c’était une pièce volumineuse, je ne l’ai pas émaillé par trempage et c’est tant mieux, car je ne suis décidément pas douée à cet exercice. Non, c’est Laure qui a officié avec son pistolet magique. Et, admirez le résultat ! Bon, finalement, ai-je le droit de parler de chef-d’œuvre alors que l’idée n’est même pas de moi – je me suis inspirée d’un vase qui avait été modelé au colombin par une des personnes qui viennent travailler à l’atelier – et que j’ai été aidée par deux professionnelles chevronnées ? M’en fiche, c’est ce que j’ai fait de plus beau jusqu’à présent, et c’est ma signature qui est dessous…

Parlant de deux professionnelles chevronnées, je tiens à vous signaler qu’Anne et Laure, dont je vous ai déjà parlé dans ces pages, ont enfin ouvert leur propre atelier ! Il ne pouvait être qu’à leur image, beau et bien fait. Vous pouvez aller y faire virtuellement un tour ici, avant d’y aller pour de bon ! Pour ma part, j’aurai le plaisir d’y faire la semaine prochaine un premier stage d’été, sur la science des engobes…

vase

Tunique tricotée et brodée

tunique

Je porte depuis des années une tunique sans manches en coton que ma mère m’a tricotée sur un modèle de La Droguerie. J’y suis tellement bien que j’ai longtemps eu envie de la “recopier”… c’est chose faite.

En ces temps de minitops près du corps montrant le nombril, je l’apprécie particulièrement, cette tunique ample et confortable, dans laquelle je n’ai jamais eu trop chaud ni jamais craint les regards indiscrets sur mes petits bourrelets (hum). Il était bien naturel d’en vouloir une autre. Oui mais, je n’ai plus le patron ! Qu’à cela ne tienne ; j’ai étalé la tunique sur mon lit et j’en ai pris le dessin et les mesures.

Je commence à loucher vers les fils Katia, bien qu’elle soit assez mal distribuée en France : si l’on compare à Bergère de France et Phildar, qui ont des sites où l’on peut commander à peu près toutes les références, Katia se laisse mollement distribuer dans les merceries ou sur certains sites qui ne proposent que quelques-uns de ses nombreux types de fibre. Quel dommage !

Mais j’ai tout de même eu le temps de me laisser séduire par la Katia Bamboo que distribue ma mercière, et j’en ai pris une dizaine de pelotes pour réaliser cette tunique.

J’avais prévu d’agrémenter cette tunique d’une petite broderie sur le côté, mais tout le temps que j’ai tricoté les deux morceaux, l’inspiration n’a pas été au rendez-vous. Puis j’ai eu l’occasion de me faire deux pantalons confortables pour l’été en jersey à côtes gris, et j’ai eu envie d’une broderie grise contrastante pour aller avec. Le moment venu de sortir l’aiguille, j’ai finalisé le projet en m’inspirant d’un motif floral tiré de Chinese Patterns, un de mes nombreux opus de la collection Agile Rabbit de Pepin Press.

Si ce modèle vous tente, n’hésitez pas à télécharger la fiche permettant de le réaliser sur la page de fiches à télécharger

broderie